Hello les amis!

Toute bonne chose a une fin. Notre tour d'Asie du sud-est (15 sept. 2010 - 15 juil. 2011), c'était : l'Indonésie, la Malaisie, Singapour, la Thaïlande, le Laos, le Vietnam puis le Cambodge.

Décollage-retour vers Paris dans quelques heures, à 00h25 vendredi (heure locale).
A +

lundi 20 juin 2011

Quand la pluie s'abat sur l'Asie

 

Nous vivons un été allongé, certes. Mais à trois semaines du retour, le ciel d'Asie joue les précurseurs bretons: c'est la mousson.


Quand il pleut, ici aussi, la vie s'arrête un peu. Surtout du côté des plus vieux. Femmes et hommes qui bossent au champ s'abritent fissa. Ceux qui tiennent commerce y sont déjà. Seuls les obligés se tapent la saucée : ceux qui roulent à vélo, en moto ou en "buffalo" (buffle). Dix minutes, souvent, tout l'après-midi, de temps en temps.



Nous, nous faisons comme pour le reste : nous regardons.
Observant ce petit monde, nous attendons que l'orage passe. Comme eux.
Au fond, il n'y a que les enfants qui semblent attendre ces fortes averses. Ils en profitent pour sortir cul nu et patouillent et chantent et font des batailles de boue. Comme partout ailleurs, mais sous le ciel gris-bleu de l'Asie.






Peut-être que moi, je patauge un peu dans la guimauve... C'est qu'on quitte tout ça dans moins d'un mois! Les pays du soleil et du sourire, de la vie tranquille et des temples majestueux. Parmi eux, le Cambodge est un vrai coup de cœur. Ce, malgré les pluies récurrentes, l'humidité accablante et la sueur dégoulinante. Tenez, aujourd'hui par exemple : 30 degrés et 70% d'humidité.


Marqué par une histoire sordide, le petit royaume compte sur l'humour de ses sujets. Facile pour nous d'engager la conversation, la bonne humeur est contagieuse.

C'est le pays qu'on aura le moins sillonné. Se poser dans une ville permet cependant de l'apprécier en profondeur. De la comprendre et d'y nouer des liens, comme avec le propriétaire de la guest-house, Mister Vanda (ici, vous l'aurez compris, nous sommes Miss Angel et Mister Nico).


Le "business man", 38 ans, est en colère contre le pouvoir en place : trente ans que le régime de Pol Pot et sa bande est tombé, mais Siem Reap n'a toujours pas de routes dignes de ce nom, en dehors du parc d'Angkor qu'exploite une société vietnamienne. A la place, de la poussière, des crevasses et de l'eau stagnante qui attire les moustiques.

Mister Vanda, son épouse et l'une de leurs deux filles.
Le pays peine à se développer, quand l'écart entre les plus riches et la majorité pauvre se creuse, à grand renfort de corruption pour les premiers. Pour se faire soigner, le paysan est toujours contraint d'hypothéquer sa récolte ou son champ. "Khmer people say they come to die", tempête Mister Vanda. ("Les Khmers disent qu'ils viennent au monde pour mourir").
Lui a fait des études et tient à aller voter. Mais le bureau auquel il doit se présenter est à une dizaine de kilomètres de son district, et différent de celui de son épouse. "Je ne comprends pas. On ne vote pas pour chez nous." Dans sa voix aussi, il y a de l'orage...


Allez, tchao,


Angel.







.

1 commentaire:

  1. De nouveau, un très beau texte et de magnifiques photos!
    Bouh.. Je ne vais pas pouvoir suivre les derniers jours aussi assidûment, n'ayant plus Internet à partir de demain, pour quelques petites semaines.. Je vous souhaite de continuer à bien profiter de Siem Reap avant le retour à Bangkok. A très bientôt (on essaie le tél), Bises,
    Marie

    RépondreSupprimer